République Démocratique du Congo |
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Décentralisation et bonne gouvernance |
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Nous vous proposons des informations qui peuvent être utiles aux organisations oeuvrant dans le domaine de la décentralisation et la bonne gouvernance locale. Vous êtes invités à contribuer avec des articles et bibliographies, surtout celles valorisant les pensées et expériences capitalisées en RDC. La collection s'enrichira jusqu'à contenir des informations sur chaque chapitre. Les dernières ajoutes datent du 10/08/07 3 ASPECTS RELATIONS AVEC L'EXÉCUTIF DU GOUVERNEMENT CENTRAL 4 PROCÉDURES DE GESTION D'UNE ENTITÉ DÉCENTRALISÉE
5 BIBLIOGRAPHIE SUR LA QUESTION
1 ELEMENTS CONCEPTUELSLe défi de gérer le processus de décentralisation soico-politique pour qu'elle contribue au développement durable de tout homme et de tous les hommes, implique qu'on l'analyse à partir de trois points de vues. - Le changement politique et social - Le développement d'une économie solidaire Nous proposerons de plus en plus d'articles et d'ouvrages ayant trait à ces trois aspects. Ces informations vous aideront à constituer un cadre de réflexion assez riche permettant d'une part d'évaluer votre pratique actuelle et les choix stratégiques à venir. 1.1 Une démocratie duale.La démocratie ne se limite pas aux élections et les éventuelles alternances qui en sont une conséquence. C'est un processus permanent qui doit se développer sans cesse. Qui n'avance pas recule et se fait récupérer par ceux qui occupent à ce moment là le pouvoir. Essentiel dans ce processus est le respect de la dualité démocratique. Là où lors des élections et devant la loi, chaque citoyen est égal, la question de la participation concerne des acteurs sociaux. Les gouvernements ne s'adressent donc plus à des citoyens, mais à des acteurs sociaux précisément et socialement situés, c'est-à-dire définis par leurs différences. Un programme de développement se négocie entre tous les acteurs, les groupes marginalisés inclus, et ne s'impose pas par une majorité des élus. Dans ce dernier cas on risque de dériver vers le clientélisme. Un ouvrage qui nous a fortement intéressé et inspiré par rapport à cet aspect est la copublication de COTA Karthala et Enda Graf, à savoir « La décentralisation en l'Afrique de l'Ouest », 400 pg, 2003, sous la direction de Marc Totté, Tarik Dahou et René Billaz, ISBN 2-84586-398-5 Dans le chapitre 20 de cet ouvrage, « Comment tisser les liens entre décentralisation et développement » Marc Totté propose quelques ‘principes généraux qui fondent ou devraient fonder la démocratie' Il s'inspirait des réflexions de P. Duran qui énonçait cinq principes ; Le premier principe concerne la démocratie élective : il implique l'exercice d'élections libres, la séparation des pouvoirs, des mécanismes de contrôle sur l'action des gouvernants et le respect des minorités Le deuxième principe concerne la démocratie « participative » : il implique la pertinence dans la définition des objectifs, l'efficacité dans leurs réalisation, et nécessite donc pour cela l'implication des acteurs non étatiques aux différents stades d'élaboration des programmes Le troisième principe découle des précédents : la démocratie est duale et doit s'envisager e termes de coexistence de logiques différentes : égalité d'une part, équité de l'autre Le quatrième principe : la participation ne se décrète pas, c'est la réalité sociale qui commande la nature et le degré de participation. Elle a besoin de sur-mesure et c'est d'elle qu'il faut partir si l'on cherche des acteurs. Le cinquième principe : obligation de gérer la « chose publique » de manière différenciée, en partant de la spécificité des contextes d'action et de la singularité des territoires. Il faut rompre avec l'idée du service public que ne serait qu'une gestion standardisée de situations elles-mêmes standardisables. 1.2 Développement politique et social des vulnérablesUn autre concept ou approche liée au défi d'une décentralisation réussie est celle qui contribue au renforcement du pouvoir social et politique des marginalisés. Dans l'ouvrage « Changement politique et social. Éléments pour la pensée et l'action » édité par Enda Graf Sahel en 2005, les auteurs dérivent quatre axes de changement de première ligne : transformer les régulations, se libérer de l'extraversion, entreprendre des complicités inédites et généraliser l'autonomie reliante. La régulation au sens de production des règles et leur contrôle est au cœur de la vie en société. Changer les règles et remettre en débat les normes conduit inévitablement à refonder la société et ses nombreuses institutions. Reste à découvrir la manière d'y associer efficacement le plus grand nombre afin que cette fonction régulatrice devienne davantage la préoccupation et le fait de tous ou de toutes, ce qui revient alors de facto à jeter les bases d'une véritable démocratie participative, une démocratie qui ne se limite pas à organiser le choix des chefs par les urnes, et pour laquelle la régulation n'est plus l'apanage des seuls élus. L'extraversion, comme le développent les auteurs, comporte deux dimensions, intérieure et extérieure. Se libérer de l'extraversion extérieure consiste à s'inventer un avenir là où on vit sans pour autant s'enfermer ni s'isoler, en prenant ce qui vient de dehors mais sans s'aliéner, sans se laisser instrumentaliser, sans y perdre son âme, en somme en faisant du "sien" avec ce qui vient des autres, ce qui est la condition d'échanges équilibrés où chacun a quelque chose d'original et de propre à soi à offrir aux autres. Combattre l'extraversion à l'intérieur signifie tout autre chose, en l'occurrence développer la pensée propre, en réalité la pensée critique, celle qui interpelle et s'interroge sur le pourquoi de ce qui se produit autour de soi et en soi. Car il n'existe pas de citoyenneté, ni sans doute d'État, sans citoyens éclairés "de l'intérieur", c'est-à-dire capables de se forger une opinion propre détachée des influences claniques, religieuses ou partisanes. Un des enjeux majeurs dans l'Afrique contemporaine ne réside-t-il pas, en effet, dans l'émergence de sujets politiques capables de contribuer à la création commune que constitue la société ? Le troisième axe développé dans l'ouvrage conjugue le décloisonnement pour lutter contre toutes les formes d'enfermement social, idéologique, culturel, économique, … de deux manières : d'une part, créer des liens fonctionnels entre des mondes différents dans une logique de réciprocité et de création de valeur ajoutée, symbolique ou matérielle, ce que les auteurs appellent "l'entreprenariat social", d'autre part, décloisonner les institutions, les réseaux, la communication,… pour favoriser l'intégration dans des cadres inédits. Le décloisonnement doit s'opérer tant à l'échelle de la vie des quartiers qu'à celle des États, tant dans les textes que dans les pratiques concrètes. Soulignons que le défi ultime du décloisonnement n'est autre que la paix. Dernier axe, briser la soumission, construire une "autonomie reliante". Il s'agit de neutraliser les processus qui inscrivent profondément dans les personnes les postures de soumission ou de domination ainsi que les dispositifs qui assurent la maintenance régulière de telles postures. Une fois encore, chaque personne, chaque institution a une part à prendre dans cette lutte qui a pour finalité ultime de généraliser une autonomie qui relie, c'est-à-dire une autonomie qui mène à être "pour et avec" l'autre, justement parce qu'il est autre, donc potentiellement ressource par la différence qu'il propose. 1.3 Développement économique et lutte contre la pauvretéLa bonne gouvernance, y inclus au niveau décentralisé, à beaucoup à voir avec le développement d'une économie sociale et solidaire. La fourniture de services publics afin d'améliorer un bien public n'est plus réservé à « l'Etat provident » mais cela ne veut pas dire qu'elle n'y joue plus un rôle. Au contraire plusieurs études démontrent que la vague de privatisations a eu des effets pervers sur la qualité, la durabilité et l'accessibilité pour les pauvres de ces services d'intérêt public. Le groupe d'études des NU a reconnu qu'il existe une zone mixte où l'Etat et le privé se rejoint. En plus de sa fonction régalienne, l'Etat, et donc également les entités décentralisés à leur niveau, peut stimuler et subventionner soit des « sociétés civils » (entreprises privés reconnues comme offrant des services d'intérêt public), soit des entreprises d'économie sociale ou solidaire. (entreprises de type coopératives) Le gouvernement local continue à organiser et offrir certains services de base et le finance e.a. avec les revenus des taxes. Elle peut également, à son niveau mettre en place une infrastructure de base (de transport, de communication, énergie, eau, bâtiments etc…) Elle peut surtout créer un cadre fiscal, juridique et infrastructurel propice pour les entreprises de type coopératif Dans le rapport des NU « Libérer l'entreprenariat : mettre le monde des affaires au services des pauvres, mars 2004 », les auteurs reconnaissent la pertinence des entreprises de la sphère public-privé. Ces initiatives sont nécessaires pour ‘faciliter la coopération et la formation de partenariats entre les acteurs du secteur public et du secteur privé pour élargir l'accès au financement, aux compétences et aux services de base'. « Nous estimons qu'il est d'une nécessité évidente de créer des capacités additionnelles pour surmonter les dysfonctionnements du marché et les asymétries de l'information, apporter des appuis opérationnels pratiques et combler les lacunes des connaissances et faire fonction d'intermédiaire neutre entre des parties dont les intérêts sont en concurrence », déclarent les membres de la Commission dans leur rapport. « Il devrait être possible d'effectuer des apports d'expertise ciblée, d'obtenir des résultats efficaces et d'autonomiser les pauvres pour leur permettre de développer leurs entreprises par des actions directes. »
2 ASPECTS LÉGAUXNous distinguons les différentes lois qui déterminent le fonctionnement des entités décentralisées. Comment sont elles constituées ? Quels sont leurs pouvoirs ? Quelles sont les ressources dont elles disposent ? Comment sont prévus leurs rapports avec les autres éléments de la société ? Dans la mesure que nous disposerons d'une copie électronique de la loi congolaise ou une interprétation nous vous y référerons. En plus de cela nous vous aidons à prendre connaissance des lois dans d'autres pays africains et qui peuvent être une source de réflexion.
2.1 Loi sur la décentralisation (gestion du territoire)Le processus de décentralisation en RDC a débuté en 1977 ! Aperçu historique de la gestion du territoire en RDC
2.2 Loi électorale (appliquée aux entités décentralisées)La page web de la Commission Electorale Indépendente comprenant les lois sur le processus électoral 2.3 Loi sur les partis politiquesLa page web de la Commission Electorale Indépendente comprenant la loi sur les partis politiques 3 ASPECTS RELATIONS AVEC L'EXÉCUTIF DU GOUVERNEMENT CENTRAL3.1 Affectation de moyens du budget central3.2 Dispositifs fiscaux3.3 Déconcentration des services techniques et administratifs
4 PROCÉDURES DE GESTION D'UNE ENTITÉ DÉCENTRALISÉE
4.1 Gestion budgétaireFrères des Hommes a réalisé un dossier sur les budgets participatifs. 'Les budgets participatifs de Porto Alegre au Brésil ont fait couler beaucoup d’encre dans la presse et ont suscité beaucoup de commentaires au sein de l’opinion publique. Décriée par certains, cette expérience a néanmoins été reproduite dans d’autres communes du Sud, mais aussi au Nord, à chaque fois selon un schéma spécifique et avec certains succès. Mais comment cela fonctionne-t-il ? Quels sont les apports et les limites des budgets participatifs ? S’agit-il d’une nouvelle voie pour nos démocraties en questionnement ?' Découvrir les textes de ce dossier :
4.2 Gestion du personnel communal4.2.1 ASPECTS RENFORCEMENT DU PERSONNEL ET DES ORGANES COMMUNAUX a. Formation des (nouveaux) élus b. Formation des (nouveaux) cadres communaux
4.3 Gestion des plans de développement4.3.1 ECONOMIE LOCALE L’exploitation du concept d’économie locale aide à comprendre et à faire comprendre comment fonctionne et évolue réellement la société locale (les ménages, les opérateurs économiques et les institutions) et par quelles voies celle-ci peut engager un processus de développement autonome. C’est pour combler cette lacune et préparer les conditions d’un rendez-vous crédible entre décentralisation et développement que le Secrétariat du Club du Sahel (SCS) et le Programme de Développement Municipal (PDM) ont initié le programme ECOLOC. Ce Programme permet aux élus et acteurs locaux de se doter des informations utiles pour identifier les leviers sur lesquels ils peuvent agir afin d’améliorer la compétitivité et la qualité des services sociaux au sein de leurs collectivités. Ce programme inclut une phase d’études, une phase de dialogue social et de concertation, et une phase de promotion économique et de relance des activités. Gérer l’économie
localement en Afrique. Evaluation et prospective de l’économie locale.
Manuel ECOLOC Tome 1 Synthèse
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