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Évolution du déroulement de la recherche - action KM


Si vous voulez savoir comment la recherche-action s'est déroulée à Niger, lisez les expériences de SongES et de SNV.

Contenu:

Les deux premières années
L’état actuel des choses
Sur quoi nous travaillons en ce moment

Les rapports des ateliers des différents pays

 

Comment garantir la connaissance, la partager, l’attirer et la développer en tant que moyen de devenir/’être une organisation apprenante ? L’ambition d’ATOL est d’apporter une réponse sous la forme d’une méthodique réalisable qui puisse être utilisée, adaptée aux préoccupations, au rythme et à la culture, propres à l’organisation concernée. La gestion de la connaissance est en plein développement et opérationnelle, non seulement, c’est certain, dans le secteur non marchand, mais aussi et encore dans le monde des affaires. La recherche de l’action semblait, pour ATOL, être la meilleure façon de prospecter en vue de fournir des réponses possibles à la question ci-dessus.

Les deux premières années

La recherche - action a démarré en 2003 à partir des idées suivantes :

  • Les organisations partenaires cherchent à s’embarquer pendant 2 ans avec ‘comment utiliser la connaissance’ dans le but d’améliorer leur pratique journalière dans leur propre organisation ou vis-à-vis de leurs groupes cibles.
  • Il y a des ONG dans différentes constellations, c’est pourquoi nous préférons opter pour : une organisation de prestations de services (KM dans une seule organisation); une organisation de développement avec ses partenaires dans le Sud et des organisations en réseau. Les organisations avec lesquelles s’est établi une collaboration sont : South Research, PROTOS, Mensenbroeders, RSM (Réseau Solidarité Micro Finance) – Congo, plateforme KM Kinshasa se composant de différentes organisations.

De plus, depuis la fin 2002, un groupe de travail d’ONG belges intéressées s’est déjà mis en place
dans le but d’échanger les expériences concernant le KM.

En résumé, durant ces 2 premières années il est ressorti :

  • que la matière était nouvelle pour toutes les organisations, ATOL y compris 
  • que l’expertise du monde des affaires, introduite à la première réunion (des organisations dans le réseau), doit être reconvertie pour le secteur des ONG
  • qu’un cadre conceptuel pour le KM a été obtenu, enrichi, et élaboré plus avant. Ce cadre reste soumis à des retouches éventuelles, mais la base est établie
  • que mettre seulement des documents à disposition et communiquer via (une sorte de) intranet ne suffit pas au partage de la connaissance. Dans ce sens, le forum de discussion sur le KM qui était prévu à l’origine est provisoirement interrompu
  • que la mise au point d’instruments est nécessaire et utile, mais ceux-ci ne peuvent pas constituer un but en soi. Ils restent un moyen d’apprentissage afin de soutenir l’amélioration et le renouvellement – s’en approprier l’utilisation, tout en sachant pourquoi et dans quel but, demeure le fait essentiel. L’importance donc de la ‘corrélation’ à côté de la ‘documentation ou information’
  • l’importance absolue de la motivation : savoir pourquoi l’on veut travailler à ‘apprendre dans l’organisation’ + adhérer aux priorités/ préoccupations des organisations concernées
  • c’est pourquoi il est aussi essentiel que les participants soient des représentants qui influencent les prises de décisions dans l’organisation
  • s’exercer – réfléchir – adapter – s’exercer a son importance pour utiliser la connaissance et mettre l’apprentissage en pratique
  • pouvoir montrer des résultats concrets et voir que ceux-ci sont appréciés, que ceux-ci offrent (entièrement ou partiellement) une réponse aux préoccupations initiales
  • un module de formation d’une durée de quelques jours a été mis au point et cela semble être une manière efficace de débuter. Les mesures principales de cette phase de départ sont :
    • se baser sur les structures existantes pour approcher le même travail dans une optique d’apprentissage, pas trop d’extra – partir très orienté avec un élément (petit mais crucial)
    • se concentrer sur la pratique: travailler avec des éléments très concrets
    • prendre le temps et planifier pour réfléchir sur les activités, tirer les leçons et documenter tout = cela
    • voir que c’est un processus qui demande un suivi régulier et rend un nouvel input nécessaire
  • ce n’est pas ce qui est appris et appliqué qui est difficile à comprendre et à décrire, mais c’est:
    • comment ceux qui sont concernés sont devenus conscients de son importance
    • comment suffisamment de personnes dans l’organisation ont été convaincues que le changement est nécessaire
    • comment rendre concret les changements que cela implique 
Au cours des 2 à 3 années suivantes de la recherche – afin d’approfondir les leçons apprises et de les  mettre plus au point – nous avons renoncé à la formation : KM dans une organisation, une organisation avec partenariat et dans un réseau d’organisations, pour les raisons qui suivent :
  • ceci nous oblige à nous concentrer trop sur une seule organisation (il est vrai avec différentes  formes de collaboration) et nous rend trop dépendants des changements éventuels dans cette organisation et
  • cela apporte trop peu de variété dans le rassemblement des diverses expériences pour pouvoir en tirer des leçons et avoir suffisamment d’échanges.
C’est pourquoi à partir de 2004, nous avons opté pour des groupes de travail dans différents pays. L’impact se porte maintenant surtout sur le Sud, ce qui permet également de tester culturellement les concepts occidentaux sur le KM (ce qui est certainement nécessaire). Il y a des groupes de travail autour du KM en Belgique, au Bénin, au Niger, au Mali, en Angola, tous composés d’organisations venues des différentes régions du pays et trois groupes de travail au Congo (Kinshasa, Mbuji-May, Kananga).
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L’état actuel des choses

Á l’exception des groupes de travail en Belgique, qui se sont établis en un groupe pour les échanges en interaction sur le KM, les autres groupes ont commencé par un séminaire de quelques jours sur la base des expériences de l’année précédente et dans l’intention suivante:
  • développer un langage commun sur le KM et consigner les concepts d’une manière spécifique aux organisations
  • avoir une perspective sur la manière dont on utilise la connaissance dans l’organisation
  • se mettre au travail avec les méthodiques (connues et nouvelles) pour favoriser le partage et/ou l’application et/ou le développement de la connaissance dans l’organisation propre et au niveau des groupes ciblés
  • attirer l’attention et/ou la renforcer sur la dimension du genre dans le développement et le partage de la connaissance 
  • établir un plan pour se réunir régulièrement afin d’échanger les expériences, tirer les leçons et s’exercer dans l’utilisation des nouvelles techniques
  • chaque organisation décrit les processus et les expériences autour d’ ‘apprendre consciemment à apprendre’ dans l’organisation, afin que cela puisse être transmis et discuté. A partir de là, des leçons communes sont tirées et des méthodiques mises au point, pour en venir enfin à des formes d’approches pour ‘ utiliser la connaissance d’une manière effective et efficace’ dans les organisations et au niveau des groupes ciblés.
L’apport d’ATOL concerne le plan méthodique, le contenu avec lequel les différentes organisations travaillent est déterminé par chaque organisation elle-même, parce qu’il est important que celles-ci soient impliquées pour leurs propres préoccupations.

Il en va d’une cinquantaine d’organisations/ réseaux, répartis en groupes de travail, avec pour chacun, un mentor ou une organisation coordinatrice. Cette organisation responsable est garante pour l’organisation des réunions (pour la rétroaction et l’échange) et pour aider à la mise en place des ateliers durant plusieurs jours (excepté pour les séminaires en Belgique, où le séminaire dure un jour). Sauf pour les groupes de travail en Belgique, où toutes les organisations participantes existent déjà depuis longtemps et connaissant un fonctionnement solide : ce sont surtout les organisations responsables de différentes organisations de groupes de travail, avec de plus longs états de service, et qui ont déjà acquis une place dans le secteur. Un certain nombre des organisations locales participantes sont des partenaires d’ONG belges :
  • les organisations au Bénin sont partenaires de VECO
  • une organisation au Niger est partenaire de Songes
  • deux au Mali sont partenaires de Bevrijde Wereld
  • une en Angola de FOS
  • une au Kinshasa de TRIAS
  • les responsables à Mbuji-May et Kananga sont des partenaires de Broederlijk Delen.
La plupart des autres organisations sont les partenaires d’autres organisations internationales, à l’exception de quelques unes qui tournent uniquement avec des bénévoles et avec des moyens très limités. La plupart des financements de projets, dont dépend leur survivance, prévoient peu ou pas de moyens pour la mise en place de la capacité interne. Et si elle existe déjà, il s’agit en général de la gestion administrative et financière ou de capacités d’intervention spécifiques. Le développement de l’organisation dont ressort le management de la connaissance, n’en fait jusqu’à ce jour pas encore partie.

C’est un assortiment d’organisations:
  • grandes et petites
  • départements locaux d’organisations internationales et d’organisations locales
  • partenaire d’ONG belges et non partenaires d’ONG belges
  • organisations intermédiaires et organisations membres (soit directionnelles/
  • réseaux ou une organisation basée sur la communauté)
  • organisations avec activités et buts divers
  • organisations plus jeunes et plus anciennes

Cet assortiment a été choisi consciemment afin de pouvoir documenter et évaluer l’influence de ces différentes particularités sur la manière d’utiliser la connaissance et de tirer des leçons dans le domaine concernant l’utilisation effective de la connaissance.

Un panorama des organisations concernées:
Action 1: management de la connaissance Organisations participantes Activités principales
Groupe de travail Belge :
Mentor du groupe : ATOL ATOL Méthodologique, aide organisations au développement
Alfa Education au développement dans les écoles
Vétérinaires sans frontières Elevage de bovins sain
Coprogram Fédération d’ONG
Fonds coopération au développement Soutien syndicats
Iles de la Paix Sécurité alimentaire
Protos  Gestion de l’eau durable
TRIAS  Soutien entreprises
Oxfam Solidarité  Travailler à des relations Nord-Sud équitables
South Research  Bureau conseil
Groupe de travail Bénin:
Mentor du groupe : Iles de la Paix VECO Bénin – Iles de la Paix
Développement rural et genre
RABEMAR – Un Monde – CASTOR
Développement rural – Production du riz
CIRAPIP – CEIRAD  Développement rural – Production du manioc
CECODI Développement rural – production de champignons
Groupe de travail : Niger
Mentor du groupe : Songes Renfort d’organisation des organisations de base, des associations et clubs de jeunes
SNV  Mise en place capacité - accompagnements parlementaires féminines
Un département de FUNIAP
Violences contre les femmes
FMG  Santé et hygiène publiques, assistance,
sensibilisation, SIDA et excision - circoncision
Groupe de travail Mali:
Mentor du groupe: RAC Accompagnement d’artisans
ADAF-GALLE  Organisation féminine pour le développement rural
AMAPEF  Femmes et développement de la
petite entreprise
GAAS  Sécurité alimentaire
Swisscontact  Accompagnement d’artisans

Groupe de travail Angola:
Mentor du groupe : ACORD  ACORD Développement structurel
ADRA  Développement rural
SNV  Mise en place capacité pour la professionnalisation
des ONG locales
FOS – CFPLa Soutien syndicats
MAFIKU Activités lucratives
AJAFDA Organisation de membres pour la
participation active à la société civile
GPS  Organisation de membres pour les
activités rurales
ESTRELA  Trouver des revenus dans les territoires isolés
Groupe de travail Kinshasa:
Mentor du groupe: Bob Diangikulua - animateur local Réseau RAUKIN Réseau quarantaine d’organisations
travaillant sur l’agriculture urbaine’
Réseau Espace Femmes  Réseau d’organisations féminines travaillant à la mise en place de capacité pour la participation active à la société civile
Groupe de travail Mbuji-
May:
Mentor : CRONGD – Conseil Régional de ONGD CRONGD  Direction régionale d’ONG locales
ACDIM Organisations paysannes
ALFA Alphabétisation
ARDERI  Agriculture
AVODIK  Activités lucratives
Broederlijk Delen  Développement communautaire
BDC
DFF  Organisation féminine
FODAGRI  Agriculture
MIDIBAM  Ressources financières des femmes
SOLIDEC-K Droits de l’homme
Groupe de travail : Kananga:
Mentor: Inades-Formation-
Congo
Inades-Formation  Mise en place capacité des organisations locales
Roplam 
Organisation paysanne
AMCVK
Organisation paysanne
ADT
Organisation paysanne
UOPA
Organisation paysanne
Fondsdev Munkamba Caisse de Crédit des organisations paysannes
Fondsdev Tukombe Idem
Fondsdev Dibaya Idem
Fondsdev Kinda Idem
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Sur quoi nous travaillons en ce moment

Problèmes concrets

Les questions concrètes sont de toute sortes:
  • comment transmettre de manière utilisable les idées et expériences cruciales
  • comment édifier la connaissance sur un nouveau thème/terrain de travail
  • comment en arriver à une nouvelle approche afin de travailler effectivement avec des groupes de jeunes filles
  • comment accompagner les femmes parlementaires dans leur nouvelle fonction
  • comment travailler, avec sensibilisation au genre, aux processus d’édification de la connaissance chez les artisans
  • comment œuvrer au changement des attitudes par rapport à l ‘excision, par exemple
  • comment rassembler les nombreuses expériences fructueuses pour  arriver à une formule propre à l’organisation
  • comment reconnaître les demandes d’apprentissage des collaborateurs et y répondre de manière effective
  • comment documenter les leçons apprises de telle sorte qu’elles soient utilisables pour les autres
  • comment rendre la connaissance intéressante et attractive pour les autres
  • comment œuvrer à l’augmentation de la caisse d’épargne locale
  • comment augmenter l’effet de sensibilisation et la formation
  • pourquoi rencontrons-nous toujours les mêmes erreurs
  • ...
Solutions

Acquérir intelligence et  discernement par rapport à/aux :
  • Activités de fond, liées à la mission et aux objectifs de l’organisation. Il devient alors possible de faire apparaître les compétences fondamentales nécessaires dans l’organisation
  • Une méthode actuelle pour la solution d’un problème et utilisation des opportunités adéquates (travail avec le groupe cible et interne)
  • Leçons pour les organisations qui en résultent
  • Déterminer les priorités pour la période à venir et expérimenter des formules (nouvelles), chercher dans un but précis l’information, les méthodes, les procédures nécessaires

Afin de pouvoir envoyer avec précision à l’organisation, l’apprentissage, le partage et l’application de la connaissance 

Méthode à utiliser
  • Rassembler les organisations  qui sont motivées pour chercher des réponses structurelles à leurs questions (colonne 1). De cette manière, il devient clair que les organisations ne sont pas  isolées et il y a suffisamment de volume et de graduations pour échanger effectivement.
  • Input de nouvelles méthodiques, outils et théories
  • Développer une langue commune sur le KM et consigner des concepts d’une manière spécifique à l’organisation
  • Chaque organisation est au courant de la manière dont on utilise maintenant la connaissance
  • Planning d’adaptation nécessaire ou de changement
  • Se mettre au travail avec les méthodiques (connues et nouvelles) pour promouvoir l’échange et/ou l’adaptation et le développement de la connaissance  
  • Se réunir régulièrement afin d’échanger les expériences, tirer les leçons et s’exercer dans le maniement des nouvelles techniques
  • Documenter les processus et les expériences  pour en tirer des leçons communes et rajuster la méthodique pour enfin arriver à des approches adaptées afin ‘d’utiliser la connaissance de manière effective et efficiente’ dans les organisations.

Rapports des ateliers dans les différents pays

         Congo

         Kinshasa:

         Mbuji-Mayi:

         Kananga:

         Mali

         Niger

         Bénin

         Région Mali - Niger - Bénin

         Angola

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Lisez les expériences de SongES Niger et de SNV (Niger).
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