Economie sociale, qu'est-ce que c'est?

Il est possible de définir l’économie sociale de multiples façons. ATOL reprend pour sa part la définition donnée par le Conseil wallon de l'Economie Sociale (CWES - 1990). Celui-ci désigne l’économie sociale comme les activités économiques menées par des sociétés, principalement coopératives, des mutualités et des associations dont l’éthique se traduit par les principes suivants :

  1. finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit ;
  2. autonomie de gestion ;
  3. processus de décision démocratique ;
  4. primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.

L’économie sociale n’englobe donc que des initiatives collectives. L’objectif est de veiller à ce que ces petites entreprises soient économiquement viables sans pour autant perdre de vue l’effet social de leurs activités. Il ne s’agit donc pas du tout de maximaliser les profits.

Pour pouvoir se développer, les entreprises d'économie sociale dépendent fortement de deux éléments : les autres acteurs qui occupent le même marché et un nombre de facteurs contextuels propres au marché en question. Ces derniers facteurs contextuels désignent les services d’encadrement issus du Nord et du Sud (ONG, bureaux d’études, donateurs, etc.), les institutions (politique, législation, structure étatique, etc.), le marché (fournisseurs, concurrence, prix, etc.) et le contexte socioculturel (attitudes, attentes par rapport à l’entreprenariat collectif, etc). ATOL veut renforcer les entreprises d’économie sociale en les aidant à devenir plus indépendantes, à développer des aptitudes qu’elles pourront utiliser pour influencer favorablement les facteurs contextuels. Il faut donc continuer à viser un équilibre durable mais difficile entre, d’une part, les besoins de l’entreprise pour sa survie économique et son développement et d’autre part, la diminution de la pauvreté chez le client/employé.

Etant donné les nombreuses possibilités existantes dans les secteurs du micro-financement et des mutualités (micro-assurance), ATOL laisse ces deux domaines d’application de l’économie sociale à d’autres. Quant à la sous-traitance des services de base classiques tels que l’eau, les premiers soins de santé et l’enseignement élémentaire, elle n’entre pas (encore) en ligne de compte. Ces services ne sont pas liés au marché et répondent donc à d’autres règles.

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