Economie sociale: Méthodologies

Depuis 2008, ATOL mène une recherche action dans le but de développer une méthodologie relative à l’économie sociale. Une question s’impose d’emblée dans cette démarche : « comment améliorer les projets et les programmes, comment les faire interagir pour donner une chance réelle aux initiatives d’économie sociale, pour que ces initiatives contribuent significativement au développement économique local ? » ATOL s’efforce d’y apporter une réponse en promouvant un cadre d’analyse sans cesse revu et corrigé, étape par étape et fournissant des instruments analytiques spécifiques. Actuellement, les organisations participantes peuvent déjà s’améliorer :

  • en déterminant leurs forces et leurs faiblesses par l’autoévaluation et en planifiant un programme d’amélioration ;
  • en acquérant un certain degré d’expertise grâce à la documentation et aux échanges avec d’autres structures ;
  • en évaluant ces innovations et en formulant un “guide de bonnes pratiques” en collaboration avec (et avec l’aide d’) ATOL.

La recherche action en cours a déjà démontré que les entreprises participantes peuvent atteindre leurs objectifs en développant des aptitudes spécifiques. Ces entreprises doivent se servir de ces aptitudes pour interagir avec les éléments contextuels, tels que les donateurs, les règles politiques et juridiques, les habitudes culturelles, etc., qui influencent le développement des entreprises au sein de l’économie sociale. ATOL a classé ces aptitudes essentielles dans 7 groupes génériques :

  • la gestion de l'organisation en tenant compte du caractère associatif : la collectivité est mise en avant, la solidarité interne et externe prennent une place importante et l’association peut continuer à motiver ses membres à s’investir (volontairement). Les règles de gestion sont formellement stipulées dans les statuts et le règlement interne. Concrètement, cette gestion formelle se traduit dans le soutien loyal à l’entreprise collective ;
  • la culture démocratique : au moment de la prise de décisions, on tient compte des besoins et apports de chaque membre. Les avantages ou profits éventuels sont répartis équitablement entre les membres ;
  • la collaboration avec les structures des autorités décentralisées : persuader les autorités locales de soutenir activement ces initiatives ;
  • l’alphabétisation économique : donner accès à la langue économique et aux termes législatifs ;
  • l’attention au genre : les hommes et les femmes doivent être considérés sur le même pied ;
  • l’approche des chaînes : connaître la chaîne dans laquelle l’entreprise est active et définir les chances au sein de cette chaîne : qui sont les fournisseurs et concurrents ? Quels débouchés offre le marché ? Quelles tendances globales pouvons-nous dégager ? Quelles sont les possibilités pour mon entreprise ?;
  • l’approche entrepreneuriale : l’optimalisation du processus de production, la qualité des produits et du service des ressources humaines, etc. sont des éléments essentiels pour que l’entreprise reste concurrentielle et continue à se développer.

Les expériences collectées au cours des enquêtes réalisées dans les cinq pays participants sont comparées les unes aux autres, testées et utilisées ensuite pour formuler une approche globale. Si ATOL enquête à différents endroits sur une composante particulière, comme par exemple l’une des sept aptitudes susmentionnées, elle assure ensuite la transmission des informations chez les différents acteurs.

Pour plus d’informations au sujet du développement de la méthodologie et des progrès accomplis, consultez le lien wiki au sujet de ce thème dans le menu documents ATOL. A un stade ultérieur, ce wiki sera intégré au site web.

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